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Statut des assistants des hôpitaux
vendredi 5 septembre 2003

Mis à jour le 19 juin 2006

CODE DE LA SANTE PUBLIQUE
(Nouvelle partie Réglementaire)
Sous-section 1 : Dispositions générales

Article R6152-501
(Décret nº 2006-717 du 19 juin 2006 art. 5 I Journal Officiel du 21 juin 2006)

Les médecins, odontologistes et pharmaciens mentionnés au 2º de l’article L. 6152-1 peuvent être recrutés en qualité d’assistant des hôpitaux dans les conditions définies par la présente section :
1º Dans les centres hospitaliers non universitaires sous réserve, en ce qui concerne les hôpitaux locaux, que soient remplies les conditions définies aux articles R. 6141-29 et R. 6141-30 ;
2º Dans les centres hospitaliers universitaires, sous réserve qu’ils exercent leurs fonctions dans les services ou structures de biologie déterminés au 1º de l’article L. 6142-17 ou dans les services ou départements de pharmacie ;
3º Dans les établissements publics mentionnés au I de l’article L. 313-12 du code de l’action sociale et des familles.
Ils peuvent exercer leur activité dans plusieurs établissements pour favoriser les actions de coopération mentionnées à l’article L. 6134-1. Dans ce cas, une convention passée entre les établissements après avis des commissions médicales d’établissement intéressées détermine les modalités de répartition de l’activité de l’assistant et les charges supportées par chacun des établissements. Un arrêté du ministre chargé de la santé précise les conditions d’application de ces dispositions.
Les dispositions de la présente section qui prescrivent la consultation de la commission médicale d’établissement ne sont pas applicables aux assistants qui exercent leurs fonctions dans les établissements publics mentionnés au I de l’article L. 313-12 du code de l’action sociale et des familles.

Article R6152-502
Les assistants peuvent, avec leur accord, être mis à disposition d’un syndicat interhospitalier ou d’un groupement de coopération sanitaire dont est membre leur établissement employeur, dès lors que ce syndicat ou ce groupement est autorisé à exercer les missions d’un établissement de santé ou à gérer une pharmacie à usage intérieur.
La mise à disposition est prononcée par décision du directeur de l’établissement, après signature d’une convention passée entre le groupement de coopération sanitaire et l’établissement après avis de sa commission médicale et de son conseil d’administration ou entre cet établissement et le syndicat interhospitalier après avis de leurs commissions médicales et conseils d’administration respectifs.
Cette convention précise notamment la durée de la mise à disposition ainsi que les conditions d’emploi et de retour dans l’établissement public de santé d’origine. Elle prévoit le remboursement par le syndicat interhospitalier ou par le groupement de coopération sanitaire de la rémunération de l’assistant intéressé et des charges y afférentes.
Sous-section 2 : Recrutement

Article R6152-503
Peuvent être recrutés :
1º En qualité d’assistant généraliste des hôpitaux, les médecins, les chirurgiens-dentistes et les pharmaciens remplissant les conditions légales d’exercice de leur profession ;
2º En qualité d’assistant spécialiste, les praticiens mentionnés au 1º qui sont, en outre, titulaires de l’un des titres ou diplômes définis par arrêté des ministres chargés de l’enseignement supérieur et de la santé.

Article R6152-504
Les assistants généralistes et les assistants spécialistes des hôpitaux exercent à temps plein ou à temps partiel des fonctions de diagnostic, de soins et de prévention ou assurent des actes pharmaceutiques ou biologiques au sein de l’établissement, sous l’autorité du praticien hospitalier exerçant les fonctions de chef de service ou de responsable de la structure dont ils relèvent.
Afin d’assurer la continuité des soins, l’organisation du temps de présence médicale, pharmaceutique et odontologique, établie en fonction des caractéristiques propres aux différents services ou départements, est arrêtée annuellement par le directeur de l’établissement après avis de la commission médicale d’établissement. Un tableau de service nominatif, établi sur cette base, est arrêté mensuellement par le directeur sur proposition du chef de service ou du responsable de la structure dont relève l’assistant.
Le service hebdomadaire des assistants exerçant à temps plein est fixé à dix demi-journées hebdomadaires, sans que la durée de travail puisse excéder quarante-huit heures par semaine, cette durée étant calculée en moyenne sur une période de quatre mois. Lorsqu’il est effectué la nuit, il est compté pour deux demi-journées.
Lorsque l’activité médicale est organisée en temps continu, l’obligation de service hebdomadaire du praticien est, par dérogation à l’alinéa ci-dessus, calculée en heures, en moyenne sur une période de quatre mois, et ne peut dépasser quarante-huit heures. Lorsqu’ils exercent leurs fonctions à temps partiel, l’obligation de service des assistants est fixée à cinq ou six demi-journées hebdomadaires ou, dans le cadre d’un service organisé en temps continu, à une durée horaire définie sur la base de quarante-huit heures, au prorata des obligations de service hebdomadaires du praticien et calculée en moyenne sur une période de quatre mois.
Les assistants peuvent accomplir, sur la base du volontariat, au-delà de leurs obligations de service hebdomadaires, un temps de travail additionnel donnant lieu soit à récupération, soit à indemnisation, dans les conditions prévues par l’article R. 6152-514.
Ils bénéficient d’un repos quotidien d’une durée minimale de onze heures consécutives par période de vingt-quatre heures.
Par dérogation aux dispositions de l’alinéa précédent, ils peuvent accomplir une durée de travail continue n’excédant pas vingt-quatre heures ; dans ce cas, ils bénéficient, immédiatement à l’issue de cette période, d’un repos d’une durée équivalente.
Le temps de soins accompli dans le cadre d’un déplacement effectué en astreinte est considéré comme temps de travail effectif.

Article R6152-505
Les assistants participent à la continuité des soins ou à la permanence pharmaceutique conjointement avec les autres membres du corps médical ou avec les autres pharmaciens de l’établissement.
A ce titre, ils assurent en particulier :
1º Dans les services organisés en temps continu, le travail de jour et de nuit dans les conditions définies par le règlement intérieur et le tableau de service ;
2º Dans les autres services et départements, le travail quotidien du matin et de l’après-midi ; en outre, ils participent à la continuité des soins ou à la permanence pharmaceutique organisée soit sur place, soit en astreinte à domicile.
Toutefois, si l’intérêt du service l’exige, et après avis de la commission médicale d’établissement, le directeur de l’établissement peut décider qu’un assistant des hôpitaux cesse de participer à la continuité des soins ou à la permanence pharmaceutique la nuit, le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés pour une période de trois mois. Si, à l’issue de cette période, l’assistant n’est pas autorisé à nouveau à participer à la continuité des soins ou à la permanence pharmaceutique, sa situation fait l’objet d’un examen soit dans le cadre des dispositions des articles R. 6152-521 à R. 6152-524, soit dans le cadre de celles de la sous-section V de la présente section.

Article R6152-506
Les assistants peuvent être nommés chargés d’enseignement dans les conditions définies par l’article L. 952-1 du code de l’éducation.

Article R6152-507
(Décret nº 2006-717 du 19 juin 2006 art. 5 II Journal Officiel du 21 juin 2006)

Les assistants des hôpitaux à temps partiel doivent entretenir et perfectionner leurs connaissances. Leur formation continue est organisée par la commission médicale d’établissement selon les dispositions prévues au 3º de l’article R. 6144-1.

Article R6152-508
Les postes d’assistant à pourvoir font l’objet d’une publication organisée par l’établissement concerné par voie d’affichage et par tous autres moyens. La date limite de dépôt des candidatures est postérieure d’un mois au moins à la date de l’affichage dans l’établissement.

Article R6152-509
Les candidats aux fonctions d’assistant justifient, par la présentation d’un certificat délivré par un médecin hospitalier, qu’ils remplissent les conditions d’aptitude physique et mentale pour l’exercice des fonctions hospitalières qu’ils postulent.

Article R6152-510
Les assistants sont recrutés par contrat écrit passé avec le directeur de l’établissement public de santé, sur proposition du chef de service ou du responsable de la structure, après avis de la commission médicale d’établissement et du directeur régional des affaires sanitaires et sociales ; l’avis de celui-ci est formulé dans le délai de trente jours suivant la transmission du projet de contrat et du dossier de l’intéressé.

Article R6152-511
Sous réserve des dispositions de l’article R. 6152-512, les assistants sont recrutés pour une période initiale soit d’un an, soit de deux ans renouvelable par période d’un an, à concurrence d’une durée totale d’engagement de six ans.

Article R6152-511-1
(inséré par Décret nº 2006-717 du 19 juin 2006 art. 5 IV Journal Officiel du 21 juin 2006)

Les assistants doivent avoir accompli au moins deux ans de services effectifs à temps plein avant de pouvoir être recrutés en qualité d’assistants des hôpitaux à temps partiel.
Un assistant ayant exercé ses fonctions à temps plein ou à temps partiel pendant six ans ne peut plus être recruté en cette qualité par un établissement public de santé.

Article R6152-512
(Décret nº 2006-717 du 19 juin 2006 art. 5 III Journal Officiel du 21 juin 2006)

Les candidats assistants qui ont souscrit le contrat d’engagement d’exercice au sein d’un établissement public de santé prévu à l’article R. 6152-516, pour une durée soit de deux ans, soit de quatre ans, sont recrutés ou, le cas échéant, renouvelés, pour une période respectivement fixée à deux ans ou à quatre ans. La durée totale de leurs fonctions en qualité d’assistant ne peut excéder six années.

Article R6152-513
Le non-renouvellement du contrat à l’issue d’une période d’engagement est notifié avec un préavis de deux mois. Les démissions sont présentées avec le même préavis.
Sous-section 3 : Rémunération

Article R6152-514
Les assistants perçoivent après service fait :
1º Des émoluments forfaitaires mensuels différents selon qu’ils sont généralistes ou spécialistes, variables selon l’ancienneté, et dont le montant est fixé par arrêté des ministres chargés du budget, de la santé et de la sécurité sociale. Le montant de ces émoluments est calculé au prorata du nombre de demi-journées hebdomadaires effectuées, lorsque les fonctions sont exercées à temps partiel. Ces émoluments suivent l’évolution des traitements de la fonction publique, constatée par le ministre chargé de la santé ;
2º Des indemnités de sujétion correspondant au temps de travail effectué dans le cadre des obligations de service hebdomadaires, la nuit, le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés ;
3º Des indemnités forfaitaires pour tout temps de travail additionnel accompli, sur la base du volontariat, au-delà des obligations de service hebdomadaires ;
4º Des indemnités correspondant aux astreintes et aux déplacements auxquels elles peuvent donner lieu.
Les indemnités mentionnées aux deux alinéas précédents sont versées lorsque, selon le choix du praticien, le temps de travail additionnel, les astreintes et les déplacements ne font pas l’objet d’une récupération.
Les montants et modalités de versement des indemnités mentionnées aux 2º, 3º et 4º sont fixés par arrêté des ministres chargés du budget, de la santé et de la sécurité sociale ;
5º Des indemnités pour participation aux jurys de concours, à l’enseignement et à la formation des personnels des établissements hospitaliers, dont le montant est fixé par arrêté des ministres mentionnés au 1º ;
6º Une indemnité pour activités dans plusieurs établissements. Un arrêté des ministres chargés du budget, de la santé et de la sécurité sociale détermine les conditions d’attribution et le montant de cette indemnité.
Sous réserve des dispositions des articles R. 6152-506 et R. 6152-517, les assistants exerçant à temps plein ne peuvent percevoir aucun autre émolument au titre d’activités exercées tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’établissement d’affectation. Cette disposition ne s’applique pas à la production d’oeuvres scientifiques, littéraires ou artistiques.
Les assistants exerçant leur activité à temps partiel peuvent exercer une activité rémunérée en dehors de leurs obligations statutaires fixées par l’article R. 6152-504. Ils en informent le directeur de leur établissement.

Article R6152-515
La durée des fonctions effectivement exercées en qualité de chef de clinique des universités-assistant des hôpitaux ou d’assistant hospitalier universitaire est prise en compte au titre de l’ancienneté en qualité d’assistant spécialiste pour le calcul des émoluments forfaitaires mensuels mentionnés au 1º de l’article R. 6152-514.

Article R6152-516
Une prime est versée à l’occasion du recrutement initial ou du renouvellement du contrat de l’assistant qui s’engage à exercer à temps plein dans un établissement public de santé pour une période soit de deux ans, soit de quatre ans.
Un assistant ne peut bénéficier de cette prime qu’une seule fois.
En cas de cessation de fonctions de l’assistant, le bénéfice de la prime obéit aux règles suivantes :
1º Elle reste acquise à son bénéficiaire s’il cesse ses fonctions dans les cas prévus aux articles R. 6152-521 à R. 6152-524 ;
2º Il est procédé au recouvrement de la prime versée, lorsque l’assistant démissionne avant le terme de l’engagement qu’il a souscrit ;
3º Il est procédé au recouvrement de la prime versée au prorata de la durée d’engagement restant à courir si l’assistant cesse ses fonctions dans les cas prévus au 4º de l’article R. 6152-530 et à l’article R. 6152-532 ;
4º Elle reste acquise à son bénéficiaire si ce dernier est nommé praticien hospitalier avant le terme de son engagement.
Toutefois, en cas de cessation définitive des fonctions de praticien hospitalier avant le terme de l’engagement souscrit en qualité d’assistant, il est procédé au recouvrement de la prime versée.
Le montant et les modalités de versement de la prime sont fixés par arrêté des ministres chargés du budget, de la santé et de la sécurité sociale.

Sous-section 4 : Exercice de fonctions - Positions

Article R6152-517
Pendant leur première année de fonctions, les assistants peuvent, sur leur demande et sous réserve de l’avis favorable du praticien hospitalier exerçant les fonctions de chef de service ou de responsable de la structure, être mis en congé sans rémunération dans la limite de trente jours par an, en vue d’assurer des remplacements de praticiens exerçant soit dans les établissements publics de santé ou privés, soit en clientèle de ville.
A partir de la deuxième année de fonctions, les assistants peuvent, sur leur demande et sous réserve de l’avis mentionné à l’alinéa précédent, être mis en congé sans rémunération dans la limite de quarante-cinq jours par an en vue d’exercer une activité hors de leur établissement d’affectation.
La durée des congés accordés en application des deux premiers alinéas est prise en compte dans le calcul de l’ancienneté des assistants des hôpitaux.

Article R6152-518
Les assistants recrutés en application des dispositions de l’article R. 6152-503 et qui exercent leurs fonctions à temps plein ont droit à un congé de formation dont la durée est fixée à quinze jours ouvrables par an.
Lorsqu’ils exercent leurs fonctions à temps partiel, la durée de ce congé est fixée à douze demi-journées ouvrables par an.
Les droits à congé de formation au titre de deux années peuvent être cumulés.
Un arrêté du ministre chargé de la santé précise les conditions d’exercice du droit à congé de formation.
Pendant ce congé, les assistants continuent à percevoir les émoluments mentionnés au 1º de l’article R. 6152-514 à la charge de l’établissement dont ils relèvent.
En ce qui concerne les assistants mentionnés à l’article R. 6152-503, la durée des congés prévus aux premier et deuxième alinéas de l’article R. 6152-517 ainsi qu’au premier alinéa du présent article est prise en considération dans la durée des services effectifs permettant d’accéder au titre d’ancien assistant spécialiste des hôpitaux ou d’ancien assistant généraliste des hôpitaux prévu à l’article R. 6152-537.

Article R6152-519
Les assistants ont droit :
1º A un congé annuel de vingt-cinq jours ouvrés ;
2º A un congé accordé au titre de la réduction du temps de travail ;
3º A des jours de récupération des périodes de temps de travail additionnel, des astreintes et des déplacements dans le cadre des astreintes lorsqu’ils n’ont pas fait l’objet d’une indemnisation.
Les assistants exerçant leur activité à temps partiel bénéficient des droits à congé définis aux 1º et 2º ci-dessus au prorata de la durée de leurs obligations de service hebdomadaires.
Pendant les congés et jours de récupération mentionnés aux 1º, 2º et 3º du présent article, les assistants perçoivent la rémunération mentionnée au 1º de l’article R. 6152-514.
La durée des congés mentionnés ci-dessus pouvant être pris en une seule fois ne peut excéder trente et un jours consécutifs.
Le directeur de l’établissement arrête le tableau des congés et des jours de récupération prévus aux 1º, 2º et 3º après avis du chef de service ou du responsable de la structure.
L’assistant peut ouvrir un compte épargne-temps, dont la durée ne peut toutefois excéder cinq années.

Article R6152-519-1
(inséré par Décret nº 2006-717 du 19 juin 2006 art. 5 V Journal Officiel du 21 juin 2006)

Les assistants ont droit également :
1º A des autorisations spéciales d’absence dans les cas et les conditions prévus au 8º de l’article R. 6152-35 ;
2º A un congé non rémunéré d’accompagnement d’une personne en fin de vie, dans les conditions fixées par l’article R. 6152-35-1 ;
3º A un congé de présence parentale non rémunéré, dans les conditions fixées par l’article R. 6152-35-2.

Article R6152-520
Les assistants bénéficient d’un congé de maternité, d’adoption ou de paternité d’une durée égale à celle prévue par la législation de la sécurité sociale pendant lequel ils perçoivent la rémunération mentionnée au 1º de l’article R. 6152-514.

Article R6152-521
Les assistants en congé de maladie perçoivent pendant les trois premiers mois de ce congé les deux tiers de la rémunération mentionnée au 1º de l’article R. 6152-514 et la moitié de celle-ci pendant les six mois suivants.
Un congé sans rémunération de douze mois au maximum peut être accordé, sur sa demande, après avis du comité mentionné à l’article R. 6152-36 à l’assistant qui ne peut, à l’expiration de ses droits à congé de maladie, reprendre ses activités pour raison de santé. Si le comité estime qu’à l’issue de ce congé de douze mois l’intéressé ne peut reprendre ses fonctions, il est mis fin à celles-ci.

Article R6152-522
L’assistant atteint d’une affection dûment constatée le mettant dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions, qui rend nécessaires un traitement et des soins prolongés et qui figure sur la liste établie en application de l’article 28 du décret nº 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation de médecins agréés, à l’organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d’aptitude physique pour l’admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires, a droit à un congé de longue maladie d’une durée maximale de trente mois par périodes ne pouvant excéder six mois. L’intéressé perçoit les deux tiers de ses émoluments pendant six mois, et le tiers pendant les vingt-quatre mois suivants. Si à l’issue du congé de longue maladie l’intéressé ne peut reprendre ses fonctions, il est mis fin à celles-ci.

Article R6152-523
L’assistant reconnu atteint de tuberculose, de maladie mentale, d’affection cancéreuse ou de poliomyélite par le comité médical mentionné à l’article R. 6152-521, et empêché d’exercer ses fonctions, est placé en congé de longue durée pour une durée maximale de dix-huit mois par périodes ne pouvant excéder six mois. Dans cette position, il perçoit les deux tiers de ses émoluments. Si à l’issue de ce congé il ne peut reprendre ses activités, il lui est accordé sur sa demande un congé sans rémunération d’une durée maximale de dix-huit mois. Si à l’issue de ce dernier congé il ne peut reprendre ses fonctions, il est mis fin à celles-ci.

Article R6152-524
En cas de maladie ou d’accident imputable à l’exercice des fonctions ou en cas de maladie contractée ou d’accident survenu à l’occasion de l’exercice de ses fonctions, l’assistant bénéficie, après avis du comité médical mentionné à l’article R. 6152-521, d’un congé d’une durée maximale de douze mois pendant lequel il perçoit la totalité de la rémunération mentionnée au 1º de l’article R. 6152-514.
A l’issue d’une période de douze mois de congé, l’intéressé est examiné par le comité mentionné à l’article R. 6152-521 qui propose, soit la reprise de l’activité, soit la prolongation du congé avec maintien des deux tiers de la rémunération mentionnée au 1º de l’article R. 6152-514, par périodes ne pouvant excéder six mois et dans la limite d’une durée totale de vingt-quatre mois, soit la cessation des fonctions.

Article R6152-525
Les assistants sont affiliés au régime général de la sécurité sociale.
L’établissement qui assure la rémunération de l’assistant est subrogé dans les droits de l’intéressé aux prestations en espèces de la sécurité sociale, dans les conditions prévues aux articles R. 323-11 et R. 433-12 du code de la sécurité sociale.

Article R6152-526
En application de l’article 1er du décret nº 70-1277 du 23 décembre 1970 portant création d’un régime de retraites complémentaires des assurances sociales en faveur des agents non titulaires de l’Etat et des établissements publics, les assistants des hôpitaux bénéficient du régime de retraite géré par l’institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l’Etat et des collectivités publiques. L’assiette de cotisations est fixée par arrêté des ministres chargés du budget, de la santé et de la sécurité sociale.

Article R6152-527
Lorsque l’intérêt du service l’exige, un assistant recruté en application de l’article R. 6152-503 peut être immédiatement suspendu de ses fonctions, à titre provisoire, par le directeur de l’établissement, sur proposition du avis du chef de service ou du responsable de la structure. Le directeur informe aussitôt de cette suspension le préfet du département et le médecin inspecteur régional de santé publique.
Si des poursuites disciplinaires sont engagées à l’encontre de l’assistant, la décision de suspension peut être confirmée par le préfet, après avis du médecin inspecteur régional, dans le délai d’un mois suivant la décision du directeur, pour une durée qui ne peut au total excéder trois mois.
A défaut de confirmation par le préfet de la décision du directeur dans le délai susmentionné d’un mois, cette décision de suspension provisoire cesse de plein droit d’avoir effet.
L’intéressé conserve pendant la durée de sa suspension la totalité des émoluments mentionnés au 1º de l’article R. 6152-514.

Article R6152-528
A l’occasion de leur première prise de fonctions dans un établissement public de santé d’un département d’outre-mer, les assistants précédemment domiciliés sur le territoire métropolitain bénéficient du remboursement des frais de transport engagés pour eux, leur conjoint et leurs enfants à charge au sens du livre V du code de la sécurité sociale. Ces frais sont à la charge de l’établissement public de santé de première affectation et remboursés sur la base du prix du voyage par avion en classe économique.
Article R6152-529
Les assistants en fonctions dans un établissement d’un département d’outre-mer perçoivent une indemnité mensuelle non soumise à cotisation au régime de retraite complémentaire égale :
1º Pour les assistants en fonctions dans les départements de la Guadeloupe et de la Martinique, à 20 % des émoluments mentionnés au 1º de l’article R. 6152-514 ;
2º Pour les assistants en fonctions dans les départements de la Guyane et de la Réunion, à 40 % des émoluments mentionnés au 1º de l’article R. 6152-514.
Sous-section 5 : Garanties disciplinaires

Article R6152-530
Les sanctions disciplinaires applicables aux assistants sont :
1º L’avertissement ;
2º Le blâme ;
3º La suspension pour une durée ne pouvant excéder six mois, avec suppression totale ou partielle des émoluments ;
4º Le licenciement.
L’avertissement et le blâme sont prononcés par le directeur de l’établissement après avis de la commission médicale d’établissement. Les autres sanctions sont prononcées par le préfet du département, sur proposition du médecin inspecteur régional de santé publique, après avis de la commission médicale d’établissement et du directeur de l’établissement.
Les décisions prononcées en application des 3º et 4º ci-dessus sont transmises pour information au directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation.
Article R6152-531
L’assistant qui fait l’objet d’une procédure disciplinaire a droit à la communication de l’intégralité de son dossier individuel et de tous documents annexes ; il peut se faire assister par le ou les défenseurs de son choix. L’intéressé est informé de son droit à communication de son dossier.



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