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Après la parution du décret HPST réformant les CME
Avis de décès
mercredi 5 mai 2010

C’est bien d’un enterrement de première classe qu’il s’agit, celui de l’hôpital d’aujourd’hui avec son équilibre médico-administratif, issu de ce partenariat entre praticiens et gestionnaires, construit, réforme après réforme, sur la raison et l’expérience pour faire fonctionner et piloter au mieux nos établissements publics de santé et délivrer le meilleur service aux patients.

Bien avant l’ordonnance de mai 2005 sur la nouvelle gouvernance, nous combattions cette mainmise progressive de la gestion et du management sur l’organisation des soins. Au moment de la préparation de la loi HPST, nous avons mené ensemble de nombreuses actions dénonçant les menaces qui pesaient sur l’exercice médical à l’hôpital. Et en tout premier lieu sur les soins et sur le service public. Hélas, nous n’avons pas été entendus.
Au fond, ces perspectives de déresponsabilisation des praticiens, tellement éloignées des pratiques et des réalités de l’hôpital, personne ne pouvait y croire.

Eh bien pourtant c’est fait ! Le décret du 30 avril sur les CME entérine cette mise à l’écart du corps médical et de son instance représentative, la CME, de la marche des affaires de l’hôpital et de son pilotage. La prise de décision est donc confiée au seul directeur aux pouvoirs étendus, lui-même aux ordres du DG de l’ARS.

"Un seul patron à l’hôpital" : derrière ce slogan présidentiel, c’était la volonté de la plupart de nos directeurs, en tout cas des organes qui les représentaient. La Fédération Hospitalière de France en particulier s’est toujours mobilisée pour ce résultat. Nos décideurs politiques, pour des raisons économiques, ont mis à leur tour tout leur poids pour cette mutation radicale dans l’organisation de l’hospitalisation publique.

Et pourtant il n’est plus besoin de démontrer qu’"un seul patron", dans la complexité de l’hôpital, c’est un contresens désorganisateur, absurde et contre productif qui nous mènera dans le mur en facilitant les recompositions hospitalières avec la montée en charge des cliniques. Mais n’est-ce pas ce qui est programmé ?
Bien entendu, les mutations ne s’appliqueront pas partout de la même façon en fonction de la grande diversité de nos établissements et de nos dirigeants. Il y aura des nuances, mais le sens général est bien celui là, en défaveur de l’offre de soins que nous représentons.

Nous souhaitons que chaque praticien, que chaque CME s’expriment sans attendre sur ces dispositions qui nous concernent au premier chef pour l’exercice de notre métier. Nous restons à leur disposition.

Dr Pierre Faraggi, Président de la CPH
Dr JC Pénochet, Secrétaire Général de la CPH



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