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Echec de la désinformation : 84 % des PH restent convaincus que la loi HPST renforce les pouvoirs des directeurs.
samedi 7 mars 2009

Dans un article du Quotidien du Médecin publié le 06/03/2009, J. Degain commente les résultats d’une étude réalisée par l’Ifop (1) (en téléchargement) pour ce journal auprès d’un échantillon de 502 médecins, représentatif des médecins libéraux et hospitaliers. Le sondage montre clairement que les praticiens hospitaliers rejettent massivement les mesures de la loi HPST concernant la gouvernance hospitalière et le mode de rémunération sous contrat.

Les arguments avancés par le Ministre et les responsables de l’UMP soutenant que la loi Bachelot ne leur était pas défavorable n’ont donc pas convaincu les praticiens hospitaliers : entre les propos du Pr Bernard Debré, jugeant que ce projet donnerait tout pouvoir aux directeurs d’établissements de soins et ceux du Pr Philippe Juvin, secrétaire national de l’UMP affirmant le contraire, les praticiens hospitaliers, et même les médecins libéraux ont été plutôt sensibles aux arguments du premier.

Le résultat est sans ambiguïté, ce qui rassure tout de même sur la capacité de discernement des PH : 84 % d’entre eux (et même 91 % des médecins de CHU-CHR) estiment que cette loi est plutôt favorable aux directeurs d’établissements. Et cette position est largement partagée par les médecins libéraux. L’opposition est donc très forte dans l’ensemble du monde médical.

62% des praticiens rejettent la contractualisation d’une partie de leur salaire

Même extrême réticence des praticiens hospitaliers à la proposition, prévue par la loi, de nouveaux contrats pour les PH qui prévoit qu’une partie de leur rémunération soit versée sous forme de salaire si des objectifs définis à l’avance ont été atteints. Le rejet est fort : 62 % des médecins hospitaliers et 54 % des libéraux (ensemble 58 %) y sont opposés, et même parmi ceux qui ont voté Sarkozy à la présidentielle de 2007, la réticence est réelle, puisque 48 % d’entre eux combattent ce principe.

(1) Étude réalisée par l’Ifop pour le Quotidien du Médecin auprès d’un échantillon de 502 médecins, représentatif des médecins libéraux et hospitaliers. Ont été interrogés 252 médecins libéraux et 250 médecins hospitaliers. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, spécialité, et type d’hôpital pour les médecins hospitaliers) après stratification par région. Les interviews ont eu lieu par téléphone sur le lieu de travail des personnes interrogées, du 26 février au 3 mars 2009

Le Quotidien du Médecin du : 06/03/2009



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