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Allocution de M. le Président de la République devant le personnel hospitalier
Mais quand l’hôpital public va-t-il se décider à porter plainte pour diffamation ?
lundi 12 janvier 2009
COMMUNIQUE CPH DU 12 JANVIER 2009

Flash Video - 11.7 Mo
Extrait du discours de Nicolas Sarkozy

Extrait des voeux du Président adressés aux personnel de santé - Strasbourg - 9 janvier 2009

( Cliquez ICI pour voir l’intervention intégrale sur le site de l’Elysée )

Communiqué CPH

A l’occasion de ses vœux à l’hôpital, le Président de la République qui n’est pas à une approximation près, dès lors qu’il s’agit de faire avancer ses idées, feint de s’étonner voire de se scandaliser d’une augmentation cumulée de 50% de la dépense hôpital de 98 à 2008. Cette augmentation est bien sûr, nous dit-il, la preuve d’une mauvaise organisation et d’une mauvaise gestion qu’il faut soigner en urgence avec la loi HPST.
Sait-il de combien l’activité et les charges ont augmenté pendant la même période ?

Peut il ignorer que les soins de ville sur le même temps ont cru de plus de 60% ? Pour être précis, sur les chiffres connus de la période 1999/2006 la croissance des dépenses, c’était 38% pour l’hôpital public et déjà 52% pour les soins de ville… Et la croissance maîtrisée mais inéluctable des dépenses de santé au regard de l’augmentation et du vieillissement de la population ainsi que du progrès technique, n’est-ce pas dans notre pacte social le premier service que nous devons à nos concitoyens ?

Le Président ignore-t-il que l’hôpital, taxé d’immobilisme, a subi d’importantes réformes en 91, 96, 2005 et que chaque nouvelle réforme (qui ne s’impose pas au secteur lucratif) est source de désorganisation ?
Quelques accidents toujours dramatiques et profondément regrettables, et dont la part au regard des millions de cas traités chaque année doit bien sûr tendre vers zéro sont aussi l’occasion d’un rappel à l’ordre et à une meilleure organisation. Le Président sait il que la condition première pour la sécurité des soins, c’est qu’ils soient dispensés par des équipes bien formées et en nombre suffisant ?
Contrairement à certaines allégations tendancieuses, les incidents et accidents médicaux, toujours trop nombreux et qu’il faut s’employer à réduire ne sont pas la marque de l’hôpital public.

La CPH ne peut accepter, pour l’hôpital au service des français 365 jours par an et 24 heures sur 24, pour l’hôpital meilleur élève de la maîtrise des dépenses de santé, un tel jugement et une telle maltraitance derrière l’affection et le soutien affichés.

Alors si, comme le Président nous le répète, discours après discours, aujourd’hui à l’hôpital tout le monde a le droit de dire non, c’est bien le moment de s’en servir. Après il sera trop tard !



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