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Grève des PH à J-2 : communiqué commun CPH - INPH
lundi 8 mai 2006

Nous appelons tous les praticiens à se mettre effectivement en grève le 11 mai pour 24 H et à suivre à partir de cette date toutes les consignes d’action que nous leur proposerons pour la suite du mouvement.

A partir du 9 mai toutes les informations seront accessibles en permanence sur les sites chgweb.org et inph.org et vous seront adressées au fur et à mesure par newsletter.

Nous espérons de la part de tous une prise de conscience et une mobilisation d’une ampleur exceptionnelle à la mesure de l’enjeu : le retrait du projet d’affectation locale des praticiens. Car nous n’avons pas eu gain de cause : l’affectation locale est toujours là et, même précédée de l’avis du chef de pôle et du président de CME (est-ce un progrès ?), elle sera bien évidemment le fait du directeur. Et si la CMH et le SNAM, ultra minoritaires chez les PH, prétendent le contraire , c’est qu’ils se trompent une fois de plus !

Mais pourquoi cette affectation locale change t’elle si profondément notre statut et l’espace d’initiative de notre métier à l’hôpital ? Cette affectation locale instaure d’abord une sujétion et une dépendance morale du praticien vis-à-vis de celui qui l’affecte et particulièrement le responsable administratif : c’est la perte de l’indépendance professionnelle, du libre arbitre pour l’exercice de notre métier et insidieusement l’assujettissement du soin aux logiques gestionnaires. Et ce n’est pas une vue de l’esprit !
Dans un contexte général de maîtrise des dépenses de santé, où la dépense de l’hôpital public est toujours considérée comme exagérée, on peut en imaginer les conséquences pour les patients et particulièrement pour les plus démunis et les pathologies les plus sévères et au long cours... Nos gestionnaires hospitaliers, eux-mêmes, qui ont pourtant voulu cette réforme, confrontés pour l’établissement des budgets 2006 à une baisse des tarifs, à un manque de visibilité pour les recettes et à la suppression des reports de charge, disent que nous allons dans le mur.

Ils n’ont pas su voir venir le piège de la convergence des tarifs public-privé, objectif absurde tant les contraintes divergent entre les deux secteurs, et n’auront d’autre solution que de s’en prendre demain à l’emploi et à l’investissement et d’abord de contraindre les choix médicaux.

L’affectation locale suppose la possibilité d’une désaffectation et prévoit une position de mise en recherche d’affectation : c’est la fin d’un statut pérenne et l’apparition de la précarité pour le praticien hospitalier dont la carrière va être gérée par un nouveau petit patronat médico-administratif local. Il faut bien sûr refuser ce scénario catastrophe.

La CPH et l’INPH unis ont exprimé aux Pouvoirs Publics leur refus catégorique : il s’agit d’un mauvais coup contre les praticiens et d’un mauvais coup contre l’hôpital public. Le Ministre fidèle à la méthode de Villepin du dialogue social, choisit de passer en force.

Place à l’action !

L’INPH et la CPH, continuent inlassablement d’exiger une véritable négociation globale pour une réforme de notre statut, qui ne soit pas un simple recul sur nos acquis ou une entreprise de démolition pour céder au tout libéral !
Une nouvelle fois l’INPH et la CPH exigent que soient réouverts les dossiers curieusement et mystérieusement restés en suspens comme celui de nos retraites, ou encore celui d’une normalisation en faveur des temps partiels comme aussi en faveur d’une urgente et nécessaire revalorisation des astreintes.

A la provocation que constitue cette fin de non recevoir des pouvoirs publics, il nous revient d’exprimer notre colère et notre détermination. Ensemble nous serons en grève le 11 mai.

Dr Rachel Bocher, Présidente de l’INPH - Dr Pierre Faraggi, Président de la CPH



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