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L’AMUF appelle à une journée de grève le 20 janvier
mercredi 12 janvier 2005

Communiqué

Disparition programmée du statut de praticien hospitalier

Derrière le « verbiage » se voulant à la pointe du management, le gouvernement annonce en réalité la fin du statut de praticien hospitalier et l’achèvement de la transformation de l’hôpital en entreprise de production de soins.

Dans un contexte de fermeture de maintes structures, le gouvernement propose que les praticiens, non reclassables, perdant leur poste à cause de cette restructuration puissent bénéficier d’une indemnité de départ.

C’est le début des licenciements économiques pour les praticiens hospitaliers ! !

- Suppression de l’égalité des chances pour le concours de PH
- Exonération pour certains praticiens de concourir ! !
- Le nombre de places au concours ne sera plus défini à l’avance. Le jury décidera à posteriori ! !
- L’allongement du délai de validité du concours est ramené à 3 ans alors que nous avions obtenu une durée de 5 ans ! !

Qui a osé décider de cela ? Qui a osé bafouer un des fondements de la république permettant à tous de concourir avec des règles prédéfinies et non modifiables à posteriori ?

Parallèlement, le gouvernement agit au niveau de la commission européenne pour que soit remise en question la définition du travail.

Il introduit la notion de travail passif qui serait décompté du temps effectif. Ainsi, les astreintes à domicile seraient reconnues comme temps de travail effectif et les gardes sur place ne le seraient plus !!!

De même, le repos de sécurité disparaît puisque l’on vous permettrait de travailler 72 h d’affilées !!
Curieuse conception de la sécurité sanitaire !!

Dans sa logique, le gouvernement introduit la culture du mérite : mais sur quelle base ? Votre salaire comportera une part variable et fixe, la part variable sera déterminée par votre directeur sur des critères de pénibilité, de quantité ou de qualité !!

Cela nous inquiète puisque nous nous demandons quelle place et quelle reconnaissance pour le travail des urgentistes pour des patients dont personne ne veut !!

Quelle liberté de prescription nous restera - t’il quand nous serons nommés par le directeur et révocables à sa merci ?

La journée du 20 janvier prochain est une première étape pour dire non au démantèlement de l’hôpital public, à la précarisation des médecins et à la financiarisation du système de soins.

Elle s’inscrit dans la journée d’action de défense de la fonction publique dont l’hôpital public est un maillon essentiel.

Nous exigeons que de véritables négociations soient engagées. Les élections syndicales en juin prochain doivent être l’occasion de soumettre à toutes et à tous la possibilité de prendre position sur son avenir.
L’AMUF s’engage pour que notre avenir ne soit pas décidé par une poignée d’idéologues.

Patrick Pelloux, Frédéric PAIN



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