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Demain, il sera trop tard !
mardi 7 septembre 2004

L’ordonnance sur la Gouvernance Hospitalière sera promulguée dans quelques semaines.

Cette nouvelle réforme de l’organisation interne de l’hôpital va considérablement modifier tout à la fois nos conditions d’exercice et notre place dans l’institution hospitalière. En effet, son but avoué est aussi de mettre fin à l’indépendance professionnelle des praticiens.

Souhaitons-nous confier tout le pouvoir de décision au Conseil Exécutif, qui sera piloté par le Directeur, et reléguer la CME à sa seule fonction d’enregistrement ? Voulons-nous être nommés localement dans les seules fonctions décisionnelles qui compteront par le binôme Directeur- Président de CME ? Acceptons-nous que soit ainsi renforcée la sujétion des praticiens à la direction administrative ? Inévitablement, le difficile équilibre des responsabilités médicales et administratives s’en trouvera bouleversé, la collégialité médicale enterrée.

La médecine hospitalière est en grande souffrance. Il faut la réformer. Mais il faudrait le faire dans une toute autre direction, celle d’un renforcement et non d’une réduction de la place du praticien à l’hôpital. Et ce serait être bien naïfs que d’espérer de la nouvelle tarification à l’activité un desserrement de l’étau budgétaire, seul moyen d’améliorer concrètement nos conditions d’exercice.
Manque de moyens pour soigner, manque de médecins dans les disciplines sinistrées, insuffisance de lits, urgences débordées, allongement des listes d’attente... Peut-on raisonnablement attribuer ces difficultés croissantes de l’hôpital à un défaut de gouvernance, à un manque d’autorité directoriale sur le corps médical, à une insuffisance de personnels administratifs, dont le nombre ne cesse pourtant d’augmenter ?

La CHG et le Collectif des Syndicats de PH se sont opposés et maintiendront leur opposition résolue à ce dévoiement de l’institution hospitalière, à cette remise en cause fondamentale de l’indépendance médicale des praticiens et de leur statut , à cette casse de la collégialité.

Grâce à cette opposition, nous avons évité le pire en obtenant que la gestion de nos postes ne soit pas incluse dans cette ordonnance. Mais ce n’est bien sûr que partie remise... Une mobilisation des praticiens s’impose.

Dès à présent, nous vous invitons à retenir la date du JEUDI 7 OCTOBRE 2004.
Sauf avancée substantielle dans les négociations, nous organiserons dès la rentrée avec vous cette journée d’action et de grève pour la défense du statut de PH et de l’hôpital public.



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